Faits divers du quartier Saint-Agne Toulouse
On nous communique le compte rendu suivant :
Comme les années précédentes, le préau et la cour de l’école maternelle Ricardie, chemin du Préfet, étaient envahis mercredi par une foule nombreuse et sympathique. Pour diminuer l’affluence, une distribution de jouets avait été faite la veille, au nom de la municipalité, aux enfants de la section des petits. M. L’inspecteur d’académie, invité, avait bien voulu s’excuser par lettre de ne pouvoir être au milieu de nous ce jour-là. La distribution des prix au petit lycée, ayant eu lieu le même jour, M. Baylac, adjoint à l’instruction publique, n’avait pu se rendre à l’invitation qui lui avait été adressée. M. Gros, inspecteur primaire, était retenu ailleurs par des examens, quelques membres du patronage étaient partis en villégiature. Cependant, la fête a eu l’entrain et l’éclat accoutumés auxquels ont contribué pour une large part tout un essaim de gracieuses jeunes filles, amies ou anciennes élèves de la sympathique directrice de l’école, qui, elle aussi, s’est multipliée, avec sa bonne grâce et son dévouement habituels, admirablement secondée d’ailleurs par tout le personnel de son école et le professeur de musique, Mlle Marcet.
Nous aurions mauvaise grâce à ne pas leur adresser nos remerciements sincères pour l’agréable matinée que nous ont fait passer tout les artistes, grands et petits, qu’il nous a été donné d’applaudir.
Musique, chant, déclamation, tout a été plus qu’irréprochable et si nous ne craignions d’offenser la modestie de plusieurs, nous aurions à citer pas mal de noms.
L’opérette, Le Petit Chaperon Rouge, a été rendue de façon délicieuse, par une trentaine de bambins agréablement coustumés, auxquels ont avait adjoint deux de leurs anciens camarades qui ont admirablement rempli leur rôle, l’une comme fée Verdurette, l’autre sous les traits du Bailly. Les sylphes, nymphes et farfadets, de même que le groupe charmant de bergers et de bergères, ont joué avec un naturel parfait. Le ballet final était une vraie féerie, dans un cadre de verdure, auréolé de feux de Bengale, exécuté avec mesure par tous les petits artistes, il a soulevé des applaudissements frénétiques.
Une quète en faveur de l’œuvre des petits toulousains aux Pyrénnées a produit la somme de 14 francs.
(La Dépêche du Midi – 3 août 1908)